FAIRE VACCINER SON ENFANT : Pourquoi ? Comment ? Quand s’y prendre ?

Quand on vous dit « non merci, je suis vacciné », cela sous entend que vous êtes insensible à ce qui vient de vous être dit, vous êtes en quelque sorte protégé, immunisé serait d’ailleurs le terme le plus approprié. Il reste que cette expression a un réel sens : le vaccin sert à éviter un mal.
Aussi pointu que l’aiguille des seringues qui servent à les administrer, les vaccins font partie des premières années de la vie de l’enfant et pour être précis et pour certains d’entre-eux, dès sa naissance. La vaccination suppose des rendez-vous chez votre pédiatre ou votre médecin où très souvent votre progéniture s’y rend avec une certaine appréhension, parfois même vous opposant un refus catégorique. Le vaccin est pourtant fortement recommandé pour éviter des pathologies graves et est même une obligation légale pour certaines situations que nous aborderons dans cette nouvelle thématique.

Retrouvez dans ce dossier

  • Quels vaccins ? Pour quoi et quand ?
  • Quelle attitude adopter pour préparer votre enfant à une vaccination ?
  • Quels risque pour moi et mon enfant si je ne souhaite pas le faire vacciner ?

Quels vaccins ? Pour quoi et quand ?

Lors d’une première naissance notamment, la question des vaccins s’impose très vite aux parents et va suivre leur enfant, périodiquement, jusqu’à ce qu’il arrive à ses 16 ans.

Pour comprendre ces successions de manière simple, nous avons regroupé ces vaccins selon une information délivrée par le Ministère de la Santé (calendrier simplifié des vaccinations 2025 que vous retrouverez en cliquant sur le calendrier vaccinal du Ministère de la Santé

Le vaccin BCG

Le vaccin Bilié de Calmette et Guérin, le plus souvent dénommé vaccin BCG, est un vaccin contre la tuberculose. Il est préparé à partir d’une souche atténuée de bacille tuberculeux bovin vivant qui a perdu sa virulence sur l’homme par culture spéciale sur des milieux artificiels pendant des années. Il est administré un mois après la naissance de votre enfant.
Le vaccin contre l’HEPATITE B
La vaccination contre le virus de l’hépatite B procure une protection efficace contre les infections acquises par voie sanguine (notamment à l’âge adulte au cours de pratiques à risque, notamment chez les personnes dépendantes aux opiacés et autres drogues injectables. Ce vaccin est injecté dans l’organisme de votre enfant une première fois à ses deux mois puis en deux rappels à 4 et 11 mois.
Le vaccin contre le ROTAVIRUS
La vaccination contre le rotavirus contribue à protéger votre bébé contre les diarrhées, les vomissements et les maux d’estomac causés par le rotavirus ; éviter que votre enfant ne manque l’école ou la garderie, et que vous ne manquiez le travail. Il s’administre en deux injections, au 2ème puis au 3ème mois de votre enfant.

Le vaccin contre l’HEPATITE B

La vaccination contre le virus de l’hépatite B procure une protection efficace contre les infections acquises par voie sanguine (notamment à l’âge adulte au cours de pratiques à risque, notamment chez les personnes dépendantes aux opiacés et autres drogues injectables. Ce vaccin est injecté dans l’organisme de votre enfant une première fois à ses deux mois puis en deux rappels à 4 et 11 mois.

Le vaccin contre le ROTAVIRUS

La vaccination contre le rotavirus contribue à protéger votre bébé contre les diarrhées, les vomissements et les maux d’estomac causés par le rotavirus ; éviter que votre enfant ne manque l’école ou la garderie, et que vous ne manquiez le travail. Il s’administre en deux injections, au 2ème puis au 3ème mois de votre enfant.

Le vaccin DTP COQUELUCHE

Cette solution inoculée protège votre enfant de tout risque infectieux (parfois mortel) de diphtérie, de tétanos ou de coqueluche. Ces deux vaccins s’administrent dans un premier temps au deuxième mois de votre enfant puis en rappels aux 4ème et 11ème mois de son existence. Il est ensuite à renouveler au 6ème anniversaire de votre enfant et de terminer son immunisation par un rappel entre son 11ème et 13ème anniversaire.

Le vaccin Hib

La vaccination contre l’Haemophilus influenzae B concerne tous les bébés. Elle a pour but principal de les protéger des formes graves de l’infection, en particulier les méningites (pour rappel, 95 % de cette pathologie invasive survient avant l’âge de 5 ans). Trois injections sont nécessaires pour le traitement contre le Hib : à 2 mois puis au 4ème et 11ème mois.

Les vaccins PNEUMOCOQUE, MENINGOCOQUE B et MINGOCOGQUES ACWY

La vaccination contre les pneumocoques concerne tous les nourrissons ainsi que les personnes de tout âge qui sont à risque (atteintes de certaines maladies chroniques ou d’un déficit de l’immunité). Son administration à lors de son 2ème mois (avec deux rappels à 4 et 11 mois) protège votre enfant des infections graves dues au pneumocoque qui est à l’origine des pneumonies et surtout des méningites et septicémies.
Le vaccin Meningocoque B, luttant contre les risques de méningites également, s’administre à votre enfant à son 3ème mois puis en rappels aux 5ème et 12ème mois).
Le vaccin Meningocoques ACWY évite que ne se développe dans le nez et la gorge de votre enfant une bactérie causant des méningites. Il s’injecte au 6ème puis au 12 mois d’existence puis en rappels entre 11 et 13 ans puis à 14 ans.

Quelle attitude adopter pour préparer votre enfant à une vaccination ?

L’idée d’une aiguille qui va transpercer une peau est majoritairement refusée par toutes et tous… Elle suppose une légère douleur que vous pouvez avoir en mémoire et que vous ne voulez pas pour votre enfant. Rassurez-vous, cette bienveillance est normale. Cependant songez que cet acte peut aussi être perçu comme un devoir que vous avez vis-à-vis de votre enfant et de sa santé.

Un seul mot d’ordre dans cette situation, pour que votre angoisse ne devienne pas virale : rassurer votre enfant ! Pour cela, expliquez lui ce qu’il va se passer, de manière la plus naturelle possible en évitant de teinter votre discours de drame ou d’une volonté de surprotection. De même que votre inquiétude pourrait être transmise à votre enfant, votre calme profitera à ce dernier.
Anticiper le fait que ce rendez-vous se passera bien ne suppose pas non plus de « sur anticiper » pour que tout se passe bien ! Evitez donc de donner du paracétamol à votre enfant avant d’arriver au cabinet médical. Néanmoins, sur votre enfant est particulièrement retissant à l’idée de l’aiguille d’une seringue, votre médecin pourra vous prescrire des patchs anesthésiants à appliquer sur la zone concernée une heure avant l’injection.

Au moment de l’injection, vous pouvez inviter votre enfant à prendre une respiration calme et profonde. Si vous l’allaitez encore (en fonction de son âge), le sein peut être une « distraction » pour votre enfant qui ne cherchera pas à observer les agissements du praticien.
Une fois le vaccin dans l’organisme de votre enfant, n’oubliez pas de le féliciter pour son courage.

Quels risques pour moi et mon enfant si je souhaite ne pas le faire vacciner ?

La vaccination est un geste de prévention simple et efficace. Selon l’Organisation mondiale de santé, la vaccination permet d’éviter, chaque année dans le monde, deux à trois millions de décès pour les seules maladies de la diphtérie, du tétanos, de la coqueluche et de la rougeole.
Pour une protection collective contre les maladies infectieuses, la cible de la couverture vaccinale de la population est de 95 %. En France, cette couverture est atteinte pour les 3 maladies contre lesquelles la vaccination est obligatoire depuis plus de 50 ans (diphtérie, tétanos et poliomyélite).

Dans notre pays, la sanction pénale spécifique au refus de vaccination est supprimée. Mais parce que ne pas faire vacciner son enfant le met en danger et peut mettre en danger les autres, le fait de compromettre la santé de son enfant, ou celui d’avoir contaminé d’autres enfants par des maladies qui auraient pu être évitées par la vaccination pourront toujours faire l’objet de poursuites pénales.
De même, sachez que votre enfant peut être refusé dans certaines structures (crèches…) si vous n’êtes pas en mesure de présenter un carnet de vaccination répondant aux préconisations sanitaires en ce sens.

Poursuivre votre lecture autour de ce thème

Il existe plusieurs raison à ce qu’un parent ou les deux hésitent à faire vacciner leur enfant et donc ne pas répondre aux recommandations sanitaires inscrites sur le carnet de santé. Actualité Familles Parents Bébés consacre une parution à ces personnes qui disent non aux vaccins. Pour découvrir leurs avis sur la question, consultez notre dossier JE REFUSE LES VACCINS POUR MON ENFANT – Exposer un point de vue, s’exposer à un risque ?